Comme il ne se passe pas grand-chose à la télé ces temps-ci à part les Olympiques (la sosie de Céline donne même des entrevues tellement on manque de jus…), j’avais pensé vous faire l’éloge de quelques émissions que j’ai attrapées sur Tou.tv. Mais je me suis ravisée : tant qu’on n’aura pas précisé le cas des droits de suite aux créateurs –droits de suite qui, disons- le, permettent à certains artistes (Marie Eykel entre autres, pendant 25 ans), de vivre décemment des reprises des émissions et de la vente de DVD, je reste sur mes gardes et ménage mes élans.
Mais ! Je peux parler des reprises de Jamais deux sans toi, dont Suzanne Champagne doit certainement bénéficier des droits de suite. Je préférerais pourtant la revoir à la télévision dans un projet neuf. (Je me demande si elle a déjà pensé à jouer dans les publicités des yogourts Tube… Elle a déjà de l’écho naturel dans sa bouche. Une idée, de même.) Bref, je me rends compte à quel point Jamais deux sans toi était avant-gardiste et audacieux pour l’époque. Je comprends maintenant pourquoi j’en faisais des cauchemars… C’est à ce moment que j’ai commencé à craindre le pouvoir du jeu de Sylvie Drapeau.
Vous le savez : j’aime la télé comme personne. Mais si on m’y montre trop souvent Marcel Leboeuf en robe de chambre qui essaie de me vendre une agence immobilière, ou François Léveillée qui me chante une comptine sur les chalets et les maisons de campagne dans un décor de cartoon, ça pourrait vraiment finir par miner mon enthousiasme.
L’abusive présence des Jeux Olympiques sur les ondes apporte quand même son lot d’avantages. Ça nous permet d’entendre des athlètes se planter en entrevue, en disant par exemple : « Les autres skieurs, c’est mes idoles ; je les regarde de haut. », comme Gabriel Foucault, aspirant aux Jeux de 2018 en slalom, mais aussi de comprendre que tous les sujets de reportage peuvent avoir de près ou de loin rapport avec les Jeux, à condition d’y mettre un peu d’imagination et d’ajouter l’adjectif « olympique » après chaque terme d’actualité.
Surtout, ça nous permet de voir ce qui se passe à V sans risquer de tomber sur Wipe-out ou sur L’amour est aveugle. Grâce aux Jeux, je peux maintenant souligner que la publicité du Show du Matin avec Gildor Roy, où une dame pleure son perroquet mort suite à l’attaque d’une fourchette lancée involontairement par son mari en écoutant Gildor parler de hausse de taxes, est réussie et tout à fait adaptée au public cible de V.
Je souligne aussi au passage l’excellente pub du riz congelé Arctic Gardens, où l’on nous apprend qu’en 1986, l’invention quétaine de la fleur qui danse au son de la musique avait prévalu sur le concept du riz congelé, ce qui explique pourquoi on n’ait pas pu profiter de ce produit avant aujourd’hui. (Je vous jure que raconter des publicités en mots, c’est un art.)
On ne sait pas trop ce qui s’est passé avec Guylaine Guay à La Fosse aux lionnes: chronique, chronique plus, co-anime, co-anime plus, re-chronique… Ce qu’on sait par contre, c’est qu’elle est allée en Suisse cet hiver. Ça oui, on le sait.
La série Ni plus ni moi a pris fin la semaine dernière. Un excellent coup de Série + cette saison. Par contre, la série s’est déroulée en dents de scie, un peu à l’image des cheveux de Christian Bégin dans Trauma (pas celui de Mirador), passant allègrement de secs à mouillés, pour redevenir secs à nouveau et ce, dans la même demi-heure.
La gaffe de la recherchiste
Mike Gauthier : « Vous êtes aussi porte-parole pour la sclérose en plaques. »
Michèle Richard : « Non, c’est pas moi ça. »
-Affaires de Stars, Musimax
Parlant d’Affaires de Stars, j’en profite pour spécifier que Caroline Néron n’a pas, comme je l’avais prédit, commis d’impair majeur dans son rôle de co-animatrice. Par contre, à part être jolie, le savoir et s’asseoir là-dessus pour se permettre un manque de préparation flagrant ponctué d’une nonchalance sexy délibérée, rien de bien intelligent à signaler. Je nous souhaiterais cependant que toute animatrice compétente puisse posséder le quart de sa confiance en elle.
Pour finir, j’aimerais bien que l’entourage de Garou nous fasse une faveur et lui refile en douce un pamphlet sur les D.E.P. offerts au Québec. Gitan, ça n’a pas fonctionné, Gentleman Cambrioleur, ce n’est pas un vrai métier et chanteur, semblerait que ce ne soit plus possible. Merci d’avance.
Bonne télé, chers amis. Fans de fiction, tenez bon. L’hiver est un peu frette à ce chapitre mais le printemps s’en vient, avec Musée Eden et ses perruques… À suivre.
Marie-Andrée
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